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Dans n’importe quelle commune de la France, les eaux usées sont collectées, acheminées, stockées, traitées et épurées. De telles opérations peuvent être effectuées par un assainissement collectif ou un assainissement non collectif. Ces deux systèmes présentent chacun leurs propres caractéristiques, mais pour le second, il faut savoir que pour le mener à bien, il existe différents types de dispositifs produits en France spécialement dédiés à cet effet. Mais avant de les découvrir, il convient de définir ce qu’est l’assainissement non collectif ou ANC. Également connu sous le nom d’assainissement autonome, l’ANC désigne donc le traitement des eaux usées domestiques. Ici, il n’y a aucun recours ni aux égouts ni au réseau collectif. Ce sont ainsi les étapes de traitement visant à éliminer les eaux usées de tout foyer individuel ou unifamilial qui sont concernées. Ces eaux ne seront pas en général transportées, mais seront directement éliminées sur la parcelle sur laquelle est implanté le logement. Il y a tout de même certaines exceptions dans le cas du traitement des eaux usées issues de quelques ménages voisins sur un terrain privé bien défini. Il s’agit alors d’un assainissement non collectif groupé.

 

Zoom sur les différents types de dispositifs ANC produits en France

Dans les textes de loi applicables, on retrouve en général les filières traditionnelles et les filières agréées en ce qui concerne les dispositifs ANC. Toutefois, il est aussi possible de les répartir en quatre grandes familles. Il y a ainsi les filières traditionnelles, les filtres compacts, les systèmes alternatifs et enfin, les micro-stations d’épuration. Les détails de chacun de ces dispositifs ANC produits en France dans les lignes suivantes.

 

Filières traditionnelles

Les « filières traditionnelles » sont sans nul doute le dispositif ANC le plus connu. Remplaçant la « fosse septique », il s’agit de la fosse dite « toutes eaux ». Celle-ci se caractérise par son épandage (filtre à sable, tranchées d’épandage, etc.). Pour fonctionner, ce type de système recourt au pouvoir épurateur du sol. Il ne faut pas en effet oublier que ce dernier regorge de bactéries capables de digérer les diverses substances contenues dans les eaux usées.

 

Cependant, les filières traditionnelles présentent certains inconvénients majeurs. Elles requièrent avant tout un recyclage du sable d’assainissement. Cette opération doit impérativement se faire au bout de 10 à 20 ans. Or, elle peut coûter relativement cher, soit aux environs de 10 000 euros. L’autre point faible du système en question est son emprise au sol. Effectivement, il nécessite une centaine de mètres carrés.

 

Filtres compacts

Ici, le sable est remplacé par un massif filtrant de coco, de zéolithe, de laine de roche ou autre matière. Le principe adopté par les filtres compacts ressemble comme deux gouttes d’eau à celui des filières traditionnelles. La différence est donc remarquée au niveau de ces éléments utilisés. Ce système présente également une plus faible emprise au sol. Au lieu d’une centaine de mètres carrés pour les filières traditionnelles, il ne requiert alors que 20 mètres carrés environ.

 

Le seul bémol, c’est que le remplacement du média filtrant peut coûter un bras. Il ne faut pas en effet oublier que pour certains filtres compacts, les risques de colmatage ne doivent en aucun cas être négligés.

 

Néanmoins, ce type de dispositif a l’avantage d’être capable de traiter les eaux usées des grandes maisons, aussi bien les résidences principales que celles secondaires. Il en est de même pour les bâtiments de grande taille tels que les petits hôtels, les gîtes et tout le reste. En d’autres termes, les filtres compacts conviennent de ce fait aux particuliers comme aux professionnels.

 

Systèmes alternatifs

Les systèmes alternatifs sont les toilettes sèches et les filières plantées de roseaux. Leur principal atout est le fait qu’ils sont écologiques. Pour le cas des toilettes sèches, elles ne nécessitent aucune utilisation de produits spécifiques. Pour les installer, il suffit de s’équiper de planches de bois, de deux seaux en acier inoxydable, d’une simple lunette de toilette, de clous ou de vis à bois, d’une scie sauteuse, d’une perceuse-visseuse et de charnières. Il suffit de dessiner un plan bien détaillé au préalable pour mener à bien la fabrication d’une telle toilette.

 

Une fois cette dernière mise en place, il faut savoir qu’elle ne requiert aucune utilisation d’eau pour son fonctionnement. C’est donc principalement pour cela qu’on dit qu’elle est écologique. Elle respecte parfaitement l’environnement puisque son usage permet d’économiser jusqu’à 15 000 litres d’eau par personne et par an. Bien évidemment, les ménages ont aussi l’occasion de réaliser certaines économies sur leur budget familial mensuel et annuel.

 

Micro-stations d’épuration

Par rapport aux filtres compacts, la micro-station d’épuration est le dispositif ANC qui nécessite le moins d’emprise au sol. Des parcelles de dimensions très réduites suffisent alors pour son installation et son fonctionnement. Ce système est de ce fait idéal aussi bien en neuf qu’en rénovation. Pour ce dernier cas, les impacts sont réduits, entre autres, sur un jardin qu’on a soigné pendant des années. Contrairement aux filières traditionnelles, il ne rejette pas des eaux uniquement prétraitées dans le sol, mais plutôt des eaux déjà bel et bien épurées. En somme, recourir aux micro-stations d’épuration, c’est profiter de procédés écologiques.

 

Il est à noter que ce type de dispositif ANC se décline en trois sous-familles. Il y a ainsi avant tout les micro-stations à boues activées, également connues sous le nom de micro-stations à culture libre. La technique employée imite celle la plus utilisée en assainissement collectif. Comme leur nom l’indique, ces micro-stations à boues activées produisent une grande quantité de boues par rapport aux autres dispositifs. Le hic, c’est que cela nécessite d’importants coûts de vidange.

 

Les micro-stations à réacteur biologique séquentiel ou SBR sont le second type de micro-station d’épuration. Il s’agit d’une version améliorée de la première catégorie. Les principaux atouts de ce deuxième système sont sa performance technologique incontestable et ses performances épuratoires irréprochables. Pour ce qui est du troisième type du dispositif ANC en question, ce sont les micro-stations à culture fixée. Selon les utilisateurs, celles-ci sont les mieux adaptées aux maisons individuelles.